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Milarepa et les orties

Milarépa (1040-1123), le saint le plus vénéré par les tibétains, dut sa survie aux orties alors qu’il séjournait dans une caverne durant 12 ans. Ses provisions étant taries, il fut contraint de s’alimenter exclusivement d’orties durant plusieurs années. Tout d’abord cuites, il les mangea ensuite crues lorsque son pot en terre cuite fut cassé. Il survécut ainsi, squelettique, mangeant uniquement “cette nourriture sans saveur”, comme les pauvres paysans de cette contrée ne pouvant produire que de l’orge.

Un jour, des chasseurs affamés durent se réfugier dans sa grotte et y passer la nuit.

Milarepa mit des orties à cuire. Les chasseurs le regardèrent, affolés ! Cet ermite n’avait même pas de tsampa, d’orge, de beurre ! Encore moins de viande…

Ils osèrent murmurer que ces quelques orties n’apaiseraient pas leur faim. « Qu’importe », sourit Milarepa en rajoutant une poignée d’ortie.

« Vous ne mettez pas de sel ? »

« Oh, j’oubliais » et Milarepa ajouta quelques feuilles d’orties…

Milarepa méditait, ainsi, seul, désireux de racheter ses fautes passées et d’accéder à ce que nous appelons Sagesse et Paradis.

Un jour, le pot servant à cuire les orties roula et se brisa !

C’était un grand malheur, car loin de tout, sans argent, Milarepa était privé de sa principale nourriture.

Il se pencha pour ramasser les morceaux du pot.

Dans les débris, il découvrit une forme verdâtre. L’argile avait cédé, mais pas la couche résultant de multiples cuissons qui avait adhérée.

Milarepa ramassa soigneusement cette empreinte inversée du pot. Il médita et remercia : « Aujourd’hui, tu es mon maître ».

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Jésus ou Menahem ?

Dans mon roman « Fursan, À la découverte du Graal », je cite Menahem, un grand prêtre juif qui a été assassiné en l’an -4 dès le décès d’Hérode. D’après certaines sources, Menahem serait le “maître” cité dans les Manuscrits de la Mer Morte. Dans mes romans, je le place comme le modèle ayant servi à élaborer la légende de Jésus. N’oubliez pas que Jésus, Christ et Messie sont des synonymes de différentes origines.

Wikipédia Menahem (Zougot) précise : Flavius Josèphe indique que Menahem était Essénien, qu’il avait rencontré Hérode enfant, et lui aurait prédit son règne bien qu’il ne soit pas d’ascendance royale, raison pour laquelle Hérode était tolérant avec les Esséniens, même si ceux-ci refusaient de lui prêter serment. Une fois roi, Hérode se serait souvenu de la prédiction de Menahem et l’aurait appelé pour écouter ses conseils.

Je cite aussi la déesse Inanna dans « Fursan : le Graal en Mayenne et Orne ». Inanna, c’est la déesse de l’amour et de la fertilité, la dame du ciel, c’est elle qui vole à Enki les bienfaits qui seront répandus sur les hommes. La déesse du ciel et de la terre désirait descendre aux enfers, au séjour des morts, et s’en rendre maîtresse. Sa sœur et ennemie jurée Ereshkigal, maîtresse des lieux, la mit à mort ; Inanna ressuscita le troisième jour. Et cela des millénaires avant notre ère.

L’article suivant abonde dans ce sens :

Actualité Débats. L’affaire du Messie d’avant Jésus ; par Jérôme Cordelier

Publié le 31/08/2001 à 17 :08 | Modifié le 19/01/2007 à 17 :01 Le Point

http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/2007-01-19/l-affaire-du-messie-d-avant-jesus/989/0/56867

C’est une question taboue. Elle concerne Jésus. Il fut un temps où le débat était impossible. Ce débat risque d’être relancé aujourd’hui par un ouvrage, « L’autre Messie » (Albin Michel, à paraître le 3 septembre, traduit de l’anglais par Gabriel Raphaël Veyret), dont Le Point publie des extraits. L’auteur, Israël Knohl, est directeur du département biblique à l’Université hébraïque de Jérusalem. Il est juif, cela a son importance. Quelle est sa thèse ? Qu’il y eut, une génération avant Jésus, un autre Messie, le leader de la communauté de Qumrân, répondant au nom de Menahem. Rien d’étonnant… L’histoire juive répertorie une dizaine de messies ou prophètes « officiels ». Sans compter le célèbre Jean le Baptiste, qui joua un rôle dans la « formation » de Jésus et qui, selon la version des Evangiles, en fut le précurseur. Pourquoi alors Knohl se focalise-t-il sur ce Menahem ? Parce que celui-ci aurait, selon l’auteur, connu le même destin que Jésus. Menahem se voyait comme le Messie, il était perçu comme tel par sa communauté, il fut assassiné par les soldats romains et son corps fut abandonné dans la rue, sans sépulture. Et, « après le troisième jour », il ressuscita. Cette histoire, toujours selon l’interprétation de Knohl, fut transmise à Jésus par les disciples de Menahem. Jésus connaissait donc son caractère messianique – ce qui va à rebours des exégèses courantes – et savait qu’il serait rejeté, tué, et qu’il ressusciterait après trois jours. Puisque cela était arrivé à Menahem…

Le fondement de cette thèse ? Des fragments des fameux manuscrits découverts en 1947 dans les grottes de Qumrân, à une centaine de kilomètres de Jérusalem, au-dessus de la mer Morte. En les confrontant à d’autres sources – Évangiles, textes rabbiniques, témoignages historiques –, Israël Knohl met à jour l’existence de Menahem, son caractère messianique, ses traits de ressemblance avec Jésus. Cette thèse suscitera évidemment polémiques et contestations. Doit-on pour autant la passer par pertes et profits ? Non. Inédite, elle est un apport scientifique indéniable

Le Messie de Qumrân comme révélateur de l’autoperception messianique de Jésus

Après que Jésus eut entendu la voix venue du ciel pendant que Jean le baptisait, il garda pour lui le secret de sa mission messianique et ne le révéla à personne. La première fois où Jésus en fit état devant ses disciples est relatée dans l’Évangile de Marc (8, 27 29-31) :

« Mais pour vous, demandait-il [aux disciples], qui suis-je ? » Pierre lui répondit : « Tu es le Christ [Messie]. » Alors il leur enjoignit de ne parler de lui à personne. Et il commença de leur enseigner : « Le fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter. »

Ce récit pose de nombreuses questions. Jésus s’est-il vu lui-même comme « le fils de l’homme » ? Si c’est le cas, pourquoi a-t-il parlé du « fils de l’homme » à la troisième personne ? Jésus a-t-il été capable de prévoir son rejet, sa mort et sa résurrection ?

(…) La tendance majoritaire dans les études néotestamentaires depuis plus d’un siècle a été de dénier l’authenticité historique de ce récit. Jésus, affirment les tenants de ce courant dominant, ne s’est pas considéré lui-même comme le Messie et n’a pas été reconnu comme tel par ses disciples. Il n’a pas pu prévoir ses souffrances, sa mort et sa résurrection et cette prédiction lui a été attribuée, par conséquent, à une date ultérieure. Selon Bultmann : « La scène de la confession de Pierre n’est pas une preuve a contrario, au contraire ! Car c’est un récit pascal interpolé tardivement dans la vie de Jésus. » (NDLR : le pasteur allemand Rudolf Bultmann, l’un des plus grands exégètes du XXe siècle, a marqué la pensée chrétienne en tentant d’établir la foi au-delà des mythes – la « démythologisation ».)

Bultmann soutient que toutes les prédictions par Jésus de sa passion et de sa résurrection sont des constructions ultérieures puisque « l’idée d’un Messie ou d’un fils de l’Homme souffrant, mourant et ressuscitant était inconnue du judaïsme ».

Un point de vue similaire a récemment été exprimé par G. Vermes, un éminent spécialiste des rouleaux de la mer Morte et du Nouveau Testament, qui écrit : « Ni la souffrance du Messie ni sa mort et sa résurrection ne paraissent appartenir à la foi du judaïsme du Ier siècle. »

Notre étude a révélé que cette opinion n’est vraie qu’en partie seulement. Elle s’applique, en effet, à la majorité de juifs au début du Ier siècle de notre ère, mais pas aux disciples du Messie de Qumrân. Ce groupe, en réponse au choc traumatique de l’an 4 avant l’ère courante, a inventé un messianisme « catastrophique » fondé sur les versets bibliques. Les membres de ce groupe croyaient que la souffrance, la mort et la résurrection du Messie constituaient un fondement nécessaire au processus de rédemption.

Durant sa vie, le Messie de Qumrân s’est dépeint lui-même comme une combinaison de « fils de l’homme », qui siège sur un trône de puissance au ciel, et de « serviteur souffrant », qui porte sur ses épaules toute la douleur du monde. Comme nous l’avons vu, ce Messie reprenait pour lui les mots d’Isaïe 53 : « objet de mépris et abandonné des hommes ». Nous avons là la démonstration claire que l’idée d’un Messie souffrant existait déjà une génération avant Jésus.

Selon Hystaspe (NDLR : roi de Médie supposé avoir vécu pendant la guerre de Troie), la résurrection du grand prophète, que nous avons identifié comme le Messie de Qumrân, avait lieu « après le troisième jour ». Comme nous l’avons remarqué, la croyance en la résurrection du Messie après trois jours était liée au fait que les Romains avaient interdit pendant trois jours d’enterrer son corps, le laissant dans la rue, afin que tous le voient.

Jésus s’attendait à ce que le sort du « fils de l’homme » soit le même que celui du Messie de Qumrân. Il prévoyait que le « fils de l’homme » serait tué de la même façon que l’avait été le Messie de Qumrân par les soldats romains. Et il s’attendait aussi à ce que « le fils de l’homme » se relève après trois jours, tout comme on croyait qu’il en était pour le Messie de Qumrân ressuscité « après le troisième jour ».

(…)

Du Paraclet de l’Évangile de Jean au Messie de Qumrân

Selon l’Évangile de Jean, alors qu’il partageait avec eux le dernier repas, Jésus promit à ses disciples qu’il demanderait au Père – c’est-à-dire à Dieu – de leur envoyer « un autre Paraclet ». Le Paraclet, appelé aussi « Esprit Saint » et « Esprit de vérité », les guiderait dans la vérité et leur expliquerait « les choses à venir ». Le Paraclet établirait aussi « la culpabilité du monde en fait de péché, en fait de justice et en fait de jugement ». Au vu de ces déclarations, le Paraclet apparaît comme un maître, un prophète qui prédit l’avenir, quelqu’un capable de révéler des vérités. À ses disciples, Jésus disait aussi que le Paraclet ne viendrait que si et lorsque lui-même aurait quitté le monde. Nous pouvons donc en tirer la conclusion que Jésus considérait le personnage étonnant du Paraclet comme quelqu’un devant le remplacer.

Deux questions surgissent alors. La première : pourquoi appelait-on cette figure étonnante le « Paraclet » ? De plus, selon Jean (14, 16), Jésus parlait de ce personnage comme un autre Paraclet. Il apparaît donc que Jésus se percevait lui-même comme un Paraclet. Surgit alors la seconde question : pourquoi Jésus s’est-il décrit lui-même de cette manière ?

Avant tout, nous devons examiner la signification du mot « paraclet » à l’époque où l’Évangile fut écrit. Le premier sens a rapport avec les cours de justice. Selon les sources grecques, d’une part, et rabbiniques, de l’autre, le Paraclet était l’avocat qui assurait la défense dans un procès. Mais rien, dans la description que donne l’Évangile de Jean des fonctions du Paraclet n’évoque un rôle juridique de cette sorte. Dans d’anciennes traductions de la Bible, le mot « paraclet » et les verbes qui se rapportaient à lui étaient utilisés pour traduire le verbe hébreu nahem (« consoler ») et les noms menahem, menahemim (« consolateur », « consolateurs »). C’est pour cela que les Pères de l’Église ont parlé du Paraclet comme de quelqu’un qui console les affligés. Mais cette interprétation ne s’accorde pas non plus avec la description donnée par l’Évangile de Jean puisque la consolation des affligés n’est pas répertoriée dans la liste des fonctions du Paraclet. La tentative de trouver des analogies gnostiques avec la figure du Paraclet n’est pas plus convaincante.

La découverte des manuscrits de la mer Morte a, pourtant, jeté une lumière nouvelle sur le Paraclet. L’Évangile de Jean décrit le Paraclet comme l’« Esprit de vérité » (14, 17). Dès avant la découverte de ces rouleaux, des spécialistes avaient attiré l’attention sur les origines juives de cette expression. Les rouleaux font apparaître avec évidence que « l’Esprit de vérité » jouait un rôle central dans la théologie de la communauté de Qumrân. Il représentait le côté positif dans la vision dualiste, caractéristique de Qumrân, qui opposait lumière et ténèbres, vérité et mensonge. Plusieurs spécialistes ont, en conséquence, estimé que la figure du Paraclet chez Jean était liée à la philosophie inhérente aux rouleaux de la mer Morte.

(…)

Selon l’Evangile de Jean, Jésus parla du Paraclet lors du dernier repas. La tradition chrétienne situe cette dernière cène sur le mont Sion, à Jérusalem, lequel est le lieu où avait vécu et agi Menahem l’Essénien. Il semble que la « chambre haute » dans laquelle se déroula le dernier repas appartenait à l’un des Esséniens qui étaient restés à Jérusalem après la mort de leur chef. Les mots employés par Jésus lors du dernier repas attestent, eux aussi, de la relation étroite qui existait entre Jésus et Menahem.

Jésus s’est considéré comme le Messie. Il a réellement prévu qu’il allait souffrir et mourir. La vision qu’il avait de son rejet, de sa mort et de sa résurrection à venir prenait appui sur la vie et la mort de son prédécesseur. Désormais, nous pouvons dire que Jésus était vraiment « un autre Paraclet » – un second Menahem.

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Ici et mage chez Pharaon

Esquivant un amour à distance, Ghyslaine demande à Robert de lui écrire des poèmes, de raconter de belles histoires. Elle ne pouvait pas prévoir que l’échange déraperait, que Robert vivrait à la fois dans le présent et dans le passé, qu’il participerait à la chute de l’Ancien Empire égyptien !
Robert devient Hrod, grand prêtre de Pharaon, vie, santé, force. Peu à peu, la coupure entre Robert et Hrod s’estompe et s’efface. Il imagine ou revit l’initiation du prêtre. Il perçoit ses bonheurs et ses malheurs. Adolescent, Hrod a vu son aimée disparaître, emportée par le dieu Ta-Ouret ! Fou de chagrin, il a décidé de devenir prêtre pour obtenir vengeance. Mais peut-on se venger des Dieux ?
Peut-on rechercher la femme que l’on a aimée en chaque réincarnation ? Peut-on chaque jour rencontrer ceux dont on a croisé le chemin dans d’autres lieux, dans d’autres temps ? La vie serait-elle un éternel recommencement où il s’agit de faire mieux, de réparer ses erreurs pour gagner non un paradis incertain, mais une sérénité absolue ?
Pendant quatre mille ans, au travers de plusieurs vies, d’initiations, et d’un amour sans cesse recherché, l’auteur nous révèle plus de questions que de réponses, mais la vie elle-même n’est-elle pas une immense question sans réponse ?

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Fursan ! L’histoire débute dans les Gaules, Jules César a terminé la conquête, mais le pays est exsangue.

Tome 1 : Fursan, magie de la Charnie

Fursan est un jeune Gaulois vivant en Mayenne du temps de l’invasion de la Gaule par les Romains. On suit son quotidien bouleversé par l’arrivée d’un druide qui l’emmène loin de son foyer en lui confiant une mission.
Ce roman est constitué de chapitres courts avec des têtes de chapitre très instructives portant principalement sur l’histoire et la culture gauloise/celte, le druidisme et la spiritualité au sens plus large. Cette pléthore d’informations rapproche le récit d’un documentaire historique sans le coté parfois ennuyeux de ceux-ci.

Pendant certains passages, on perd un peu la quête de Fursan de vue pour devenir l’élève qui apprend le mode de vie de cette période. Comme le texte est à la première personne ce sentiment d’être l’apprenant à la place de Fursan est renforcé ce qui illustre bien la plume maîtrisée de l’auteur.

L’esprit curieux est conquis par toutes ses informations. Si vous cherchez un roman plus usuel où le héros est le coeur du texte, pas sûr que vous y trouviez votre compte sinon foncez c’est une belle expérience de lecture qui mérite qu’on lui laisse sa chance. Autre point qui peut déconcerter : la maturité de Fursan peut paraître décalée si l’on se base sur la maturité actuelle des jeunes de son âge. N’oublions pas que les jeunes gens se mariaient à 13 ou 14 ans.
Pour résumer le ressenti, il faut employer les mots foisonnant et fluide, deux termes à première vue contradictoires et pourtant c’est tout à fait ça. C’est un texte foisonnant car ce roman regorge d’informations historiques, biologiques… Avec un tel niveau de densité, on pourrait conclure à un récit laborieux et/ou haché et bien c’est tout le contraire. Tout passe en douceur, tout est intégré en un ensemble qui se laisse dévorer de manière rythmée et fluide.
Fursan est une lecture intelligente qui allie le côté détente du roman tout en nous apprenant beaucoup de choses.

Tome 2 : Fursan, secret des druides

Un résumé rappelle que Fursan est un jeune Gaulois vivant en Mayenne du temps de l’invasion de la Gaule par les Romains. Après avoir rempli une mission dans le tome 1, il commence sa formation pour devenir druide.

Ce roman est constitué de chapitres courts avec des têtes de chapitres très instructives et tend vers le documentaire. Dans ce tome, il n’y a pas vraiment d’action, c’est un tome plus contemplatif. le cœur du récit concerne la recherche de la sagesse, des connaissances et la spiritualité. On vit l’expérience de Fursan et l’enseignement de ses pères, de nombreux rites ésotériques et initiatiques.

C’est très intéressant de voir les parallèles et différences entre les différentes croyances/religions de l’époque. Il y a un aspect universel dans cette vision du monde où la quête de l’harmonie avec ce qui nous entoure est la clé pour comprendre le monde et s’y intégrer.

La densité des informations est conséquente mais tout est intégré et forme un tout fluide. Si vous aimez les lectures qui prennent leur temps niveau action mais font se questionner, foncez.

Tome 3 : Fursan, À la découverte du Graal

Fursan est un jeune Gaulois vivant en Mayenne du temps de l’invasion de la Gaule par les Romains. Après avoir commencé sa formation pour devenir druide dans les tomes précédents, il part en quête d’un moyen de faire perdurer les connaissances de ses pères.

Fursan fait le tour de la Méditerranée, découvrant les religions égyptienne, grecque, les vampires en Roumanie, les déesses de la fertilité, la corne d’abondance… Sans oublier la naissance du christianisme. Tous ces éléments sont indispensables pour comprendre l’origine et la nature du Graal.

Ce roman est constitué de chapitres courts avec des têtes de chapitres très instructives et tend vers le documentaire. Cette fois-ci, une partie du récit est sous forme de lettres. Il faut noter que le dosage est réussi car les changements de styles arrivent toujours au moment où le lecteur en a besoin.

C’est un tome informatif et introspectif. Le cœur du récit concerne la recherche des connaissances et la spiritualité mais surtout la mise en parallèle des différentes religions. Initié dans le tome 2, les parallèles et différences entre les différentes croyances/religions de l’époque prennent une dimension plus importante ici à l’aide du périple de Fursan. On découvre des reliques oubliées, comme le Saint Lait.

L’aspect universel du monde est renforcé et rappelle que la base commune est la clé pour comprendre le monde, s’y intégrer et permettre de faire perdurer à tout prix ses connaissances « régionales ». La densité des informations est conséquente et demande dans ce tome une concentration plus importante. Si vous aimez les lectures qui font se questionner, foncez.

Tome 4 : Fursan, le Graal en Mayenne et Orne

Un tome qui commence par « Fuis, Ami lecteur ! Fuis ! ». Ce genre de tournure pousse à la curiosité avec l’espoir que ça ne soit pas prémonitoire.

Dans ce tome 4, on fait un bond dans le temps pour se retrouver à l’époque des croisades et des templiers. On suit Fursan le jeune qui raconte sa vie ainsi que l’histoire de Fursan l’ancien.

Cette fois, on rencontre Chrétien de Troyes qui rédige le roman du Graal, sans le terminer. L’auteur vous entraîne en Orne et Mayenne pour découvrir les sites décrits dans la légende commandée par Aliénor d’Aquitaine.

Ce roman est constitué de chapitres courts avec des têtes de chapitres très instructives. C’est un tome informatif qui ressemble plus à un documentaire qu’à un roman. Mais ça ne ressemble pas à un documentaire barbant, cela donne l’impression d’être dans l’ambiance des veillées au coin du feu où les anciens racontent aux plus jeunes les légendes.

La densité des informations est conséquente mais passe avec fluidité. Le cœur du récit concerne la préservation des connaissances et de la variété des spiritualités grâce à la mise en parallèle des différentes religions. Initiée dans le tome 2, les parallèles et différences entre les différentes croyances/religions de l’époque prennent une dimension plus importante ici ainsi que l’aspect universel du monde. La base commune est la clé pour comprendre le monde, s’y intégrer et permettre de faire perdurer à tout prix ses connaissances « régionales ».

Tome 5 & 6 : Fursan, de la Route de la Soie au Tibet

Ayant touché le Saint-Graal, Fursan est devenu immortel. Nous le retrouvons en 1889, avec les premiers Français qui ont traversé les hauts plateaux tibétains ! Un exploit jamais renouvelé.

Quittant la Route de la Soie, un druide et un lama les accompagnent ; ils affrontent les hautes chaînes montagneuses à la recherche de l’immortalité, de la pierre philosophale, de la mythique Shambala, de l’Agartha.

À plus de 4000 mètres, brûlés d’un côté par le soleil, gelés de l’autre, ils affrontent des territoires inconnus, où les routes ne sont pas tracées, sans village, sans refuge !

Mourant presque de froid, de faim et de soif, ils rencontrent des prêtres Bön et des lamas bouddhistes. Accéderont-ils à la Sagesse et aux pouvoirs secrets ?

L’auteur nous entraîne dans un univers irréel digne d’un roman de science-fiction. Les conditions terribles de cette expédition ont été réellement affrontées par l’expédition Bonvallot, De Deken, et le Prince d’Orléans.

Au fil des jours, les personnages vous plongeront dans les anciennes cultures et les religions actuelles ; ils vous feront découvrir le mantra : “OM MANI PADME HUM HRÎH

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Le premier couple de déesses: Chance & Fertilité

Dieu n’est pas une femme, mais deux ! C’est ce que va découvrir un pèlerin dans ce roman initiatique d’Aventures et d’Amour.
Abandonnant téléphone et voiture, Pierre chemine vers Saint-Jacques-de-Compostelle pour y retrouver sa bien-Aimée. Jusqu’où ira-t-il pour la rejoindre ?
Il ne comprend pas comment, de Compostelle, il parviendra à Rome chez les premiers chrétiens, puis en Grèce dans le temple d’Artémise !
Après avoir découvert le plus ancien temple de l’Humanité à -9000 ans, il revient au XXIe siècle pour partager la vie des pasteurs tibétains au Changtang. Les bienfaits coulent des doigts des déesses “Chance” et “Fertilité”.
Tout au long de ses aventures, Pierre s’horrifiera de la guerre de conquête masculine contre l’antique culture du divin féminin : c’est la longue mise en place des dieux patriarcaux pour parvenir à un Dieu Unique qui y est racontée.

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Adressons nos louanges à Osiris

Le Dieu bien-aimé !

Comme il est agréable de t’adresser des louanges !

Tu es l’Unique,

Tu es l’être qui a existé avant toute autre forme d’existence

Qui a créé le ciel,

Qui a créé la terre,

Qui ne cesse de donner le rassasiement à tout un chacun,

Car la terre vit de tout ce que tu as créé

Toi qui donnes tout ce qui paraît sur la table

Prière qui reste l’ancêtre du “Notre Père chrétien” sur une stèle égyptienne datant de 1 400 avant J. C., soit l’époque du pharaon Aménophis III. Musée de Lyon – n° 88 – 1176.

Ce dieu égyptien était masculin avant d’être émasculé. Dans une région lointaine, l’on adorait deux déesses : la Chance et la Fertilité. Au fil des siècles, la déesse Chance a été masculinisée et elle est devenue un dieu patriarcal.