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Tout est bon !

Les vagues azurées, frangées d’écume, battaient inlassablement une plage de sable et de corail ombragée par les cocotiers.

Au fond d’une fosse, des branches flambaient joyeusement, projetant de claires étincelles mêlées à une odorante fumée blanchâtre vite dispersée par les alizés.

Non loin du trou, deux hommes débitaient des morceaux de viande en devisant joyeusement.

La lèvre gourmande, ils observaient la lente descente du soleil sur l’horizon.

Quand le disque ensanglanté touchera l’océan, le festin pourra commencer !

On ouvrira le trou où la viande avait mijoté, enveloppée de feuillage, et parfumée par les braises encore brûlantes.

Un peu plus loin dissimulés par les palétuviers en fleur au parfum entêtant, deux jeunes gens se cachaient pour mieux expérimenter l’étrange coutume importée par les marins du capitaine Cook.

Bizarrement, ces hommes à la peau blafarde, ces barbares venus sur d’énormes vaisseaux de bois poussés par les alizés, ne contaient pas fleurette comme les gentils indigènes des îles sous le vent.

Au lieu de se frotter tendrement le nez pour un câlin ou en prélude à une étreinte magique, ils forçaient la bouche des jeunes femmes, aspiraient leurs lèvres et leur langue !

Une fois surmonté leur dégoût légitime, les autochtones avaient trouvé un certain plaisir à coller leurs lèvres contre celles de leurs compagnes, à mêler les langues, à mélanger une salive teintée à la noix de coco.

En fin de compte, il y avait du bon chez ces lourdauds de barbares venus de l’autre côté des mers.

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Le ciel rougeoyant célébrait les noces quotidiennes du soleil et de la mer.

Dans la fosse, enveloppée de larges feuilles vertes et lentement mitonnée à chaleur des braises, la viande avait fini de cuire.

— Venez, venez, criait l’homme en jupe de raphia, le cochon long est cuit. Venez, venez goûter cette viande !

Assis en rond, ils ont déchiré à pleines dents la viande blanche alors que le soleil disparaissait à l’horizon, illuminant d’une lueur pourpre les voiles du vaisseau qui fuyait vers des terres plus hospitalières.

— Oui, vraiment, reprirent en chœur les indigènes aux dents pointues, la bouche pleine. Oui, vraiment, chez ces hommes à la peau blême, tout est bon !

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Contre le mauvais œil en Afrique Noire

Depuis toujours, je me suis demandé pourquoi des cultures brillantes ont existé dans des contrées au climat chaud et humide, tel le Cambodge, l’Inde, le Mexique, chez les Maya, Bali, mais pas en Afrique Noire, excepté une cité au Zambèze ?

En 2013, j’ai recherché quelles mixtures pouvaient être employées dans le Graal. Sûrement pas le soma dont l’approvisionnement aux Indes a cessé depuis une très longue période. La bière était enrichie de plantes aux effets “planant”. Les résultats de cette recherche sont dans : « Fursan – Tome III – À la découverte du Graal ». https://www.atramenta.net/ebooks/fursan-a-la-decouverte-du-graal/51

Lors de cette recherche, j’ai trouvé un vieux livre : « Poisons sacrés, ivresses divines » par Philippe de Félice. Il y relate l’utilisation des drogues à but religieux depuis l’âge de pierre.

Philippe de Félice a découvert des coutumes africaines au début du XXe siècle. Il a remarqué que si, dans un village, la malchance persiste, le sorcier convoque les sorciers des villages voisins ; ils préparaient une potion pour découvrir qui a le mauvais œil.

Un quart de la population succombait au cours de ces gigantesques ordalies !

En 1911, rien qu’en Casamance : 1.500 Balantes sont tués par le tali. En 1912, 2.000 Balantes.

À Madagascar, les ordalies coûtaient la vie à 3.000 personnes par an. (Poison sacrés, Ivresses divines par Philippe de Félice ; page 99.)

Ma vieille question avait une réponse : comment bâtir de merveilleuses cités quand les architectes, les sculpteurs et les maçons sont décimés, quand un quart de la population meurt dans la fleur de l’âge ?

Philippe de Félice relate une cérémonie chez les Balantes, (Les Balantes sont un peuple d’Afrique de l’Ouest surtout présent en Guinée-Bissau, également au Sénégal, particulièrement en moyenne Casamance, et en Gambie. Wikipédia)

Dans « Fursan », je reprends sous forme romancée ce qu’il relate en soulignant les effets de la pression sociale :

Mes amis, je suis allé jusqu’au pays des Balantes. J’ai assisté à une cérémonie destinée à expulser des mauvais sorciers ayant pris l’apparence humaine.

» Un sorcier étranger au village, de race Diola, prépare le tali avec une infusion d’écorce de l’arbre. Il ajoute des crapauds, des lézards, des serpents broyés. Le sorcier a collecté les cœurs des personnes mortes empoisonnées. Il les réduit en poudre pour les mélanger à la mixture.

» Pour toute la population, cette ordalie est une fête ! J’ai vu des gens emprunter pour participer. Oui, mes amis, pour avoir le droit de boire le poison, il faut donner un cadeau !

» Il ne faut pas oublier que ceux qui ne boivent pas le poison sont exilés, leurs biens sont saisis, ils sont objets de mépris !

» Les cadeaux sont divisés en trois parts : une pour le féticheur, une pour le chef de village Diola, une pour un autre chef extérieur au village, étranger à l’affaire. Je ne sais pourquoi.

» Le jour de l’ordalie, les tam-tams résonnent. Les bœufs, les chèvres et les porcs seront égorgés.

» Les Balantes vont en chantant et en dansant jusqu’à une clairière. Ils déposent leurs cadeaux aux pieds du féticheur Diola. Richement vêtu, le féticheur distribue le poison, y compris aux enfants à partir de dix ans !

» Dès qu’ils ont bu le poison, les Balantes courent dans la brousse, ils s’isolent au pied d’un arbre.

» Beaucoup sont pris de nausées. Ils vomissent le poison : ils sont sauvés.

» Les autres meurent en quelques heures, sans convulsions. Ils deviennent l’objet de la haine publique, ils sont accusés des malheurs qui se sont abattus sur le village. Ils sont dépouillés de leurs vêtements. Ils sont abandonnés aux hyènes et aux vautours.

» Les survivants regagnent leur village en chantant, les tam-tams reprennent, les animaux sont égorgés.

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Une découverte gênante

L’aventure commence sur une note écologique « bulldozers contre carterpillars ». La bataille est interrompue (heureusement) par une découverte. Magnifique descriptif de peintures rupestres. Ensuite vient un jeu de piste « littéraire », on s’y laisse prendre. Ce qui paraît une découverte « ordinaire » se transforme en récit extraordinaire. Le sujet est difficile car le risque est de tomber dans le « space opéra » (créature extra-terrestre hideuse genre « Blob »). L’histoire se transforme en scénario de film fantastique « le monstre de la grotte avalant les humains ». À la fin on découvre que ce n’est pas tout a fait un monstre puisqu’il se pose des questions existentielles (avec des touches humoristiques) sur notre société. À lire pour se détendre et oublier le quotidien. Un seul mot bravo ! Commentaire posté par Richard Gehenot le 23 octobre 2006 à 10h36.

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Mes amies reviennent

Aux premiers rayons de soleil printanier, une vieille dame s’impatiente ; elle attend ses amies.
Avec tendresse, humour, l’auteur conte ses espoirs, sa solitude, son bonheur.

Des lecteurs commentent :

Le récit est bien construit, on y entre facilement. Le personnage central est attachant, son univers est bien cerné.
C’est un texte à découvrir, car il aborde avec pudeur un thème délicat. Quelques indices peuvent aider le lecteur à deviner la chute, à la fois surprenante et inattendue. Je n’oublie pas le personnage du boucher, intéressant.
Henri Sery

Joli récit d’une si triste solitude. Une belle écriture. Merci Robert-Christian
Stéphanie Baumard

J’ai peur de ne pas avoir tout compris mais le choix des mots est si juste pour décrire la vieillesse et la folle solitude ! Cette petite vieille est terriblement réelle. Bravo.
Cilou

Bien belle histoire en effet. Très bien racontée.
C’est l’illustration même de la solitude et de son accommodement dans l’enfermement, dans l’insupportable condition de celle que l’humanité a abandonné.
Jean-Pierre. Chatot

Un récit bouleversant traité dans un style dépouillé plein d’empathie qui prend aux tripes. Bravo Robert-Christian
Mary Mye

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Amours & érotisme dans la ville rose

L’auteur dresse neuf histoires érotiques et toulousaines d’amour – et de sexe – où l’on retrouve aussi l’infamie et l’humour.
Nous vous invitons à découvrir :
– Éliane, jamais remise d’un chagrin d’amour.
– Manuella, bourgeoise accro aux aphrodisiaques.
– Jocelyne, infidèle et sexuellement boulimique.
– Solène, une infirmière incapable de couper le cordon ombilical.
– Danila, malheureusement soumise à un maître-chanteur.
– Claudie, déchirée entre la sécurité matérielle et un nouvel amour.
– Maïté, rousse flamboyante et jalouse.
– Muguette, exploitée par sa famille.
– Germaine, magicienne entourée d’une cour papillonnante.

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